Aung San Suu Kyi son retour en politique

dès le 13 novembre 2010, à retrouver ci-dessous:

Positivité au Parlement malgré l'absence de Daw Aung San Suu Kyi...

lire l'article de DVB Democratic Voice of Burma>>>

 23 avril 2012 - Aung San Suu Kyi refuse d'assister à la première session du Parlement

Aung San Suu Kyi, élue députée le 1er avril dernier, a refusé d'assister à la première session du Parlement, comme les autres élus de la Ligue nationale pour la démocratie. Tous refusent de prêter le serment de «  sauvegarder » la Constitution de 2008, qui arroge des pouvoirs immenses aux militaires. Ce texte conçu par l'ancienne junte réserve notamment un quart des sièges des assemblées aux militaires d'active.

 12 avril 2012 - Les citations clés de cette conférence de presse donnée par David Cameron et Aung San Suu Kyi - The Guardian, Royaume-Uni

David Cameron sur les sanctions
J'ai rencontré le président Thein Sein aujourd'hui, et je pense qu'il y a des perspectives de changement en Birmanie, et je pense qu'il serait bien que le reste du monde réponde à ces changements.

Bien sûr, nous devons réagir avec prudence, avec soin, nous devons toujours être sceptique et se questionner, parce que nous voulons être sûrs que ces changements sont irréversibles, mais je pense
qu’il est juste de suspendre les sanctions qu'il y a à l’encontre de la Birmanie - de les suspendre, de ne pas les lever, et, évidemment, ne pas inclure l'embargo sur les armes - parce que je pense qu’il est important d'envoyer un signal que nous voulons vous aider, de voir les changements qui peuvent apporter la croissance vers la liberté, les droits de l'homme et la démocratie dans votre pays ...  Le gouvernement n'a pas fait assez. Il y a encore beaucoup plus à faire. Et nous allons continuer à faire pression. C'est pourquoi la suspension des sanctions, plutôt que de lever les sanctions, est la bonne réponse.

Aung San Suu Kyi sur les sanctions

Je crois que le président Thein Sein est sincère quant aux réformes démocratiques et je suis très heureuse que le Premier ministre, David Cameron pense que la suspension des sanctions est la bonne façon de répondre à cette question. Je soutiens la suspension ..., plutôt que la levée des sanctions, parce que ce serait la reconnaissance du rôle du président et des autres réformateurs. Cette suspension aurait eu lieu en raison des mesures prises par le président et des autres réformateurs, et il serait également qu'il soit bien clair pour ceux qui sont contre la réforme qui devraient elles essaient d'entraver le chemin des réformateurs, alors des sanctions pourraient revenir. Donc, cela permettrait de renforcer la main des réformateurs.

à propos de l’invitation de David Cameron

Depuis de nombreuses années, Daw Aung San Suu Kyi est autorisée, si elle le voulait, à quitter son pays. Vous avez écrit qu'ils auraient déroulé le tapis rouge tout le long du chemin jusqu’à l'avion, mais que jamais vous ne pourriez revenir ! J'espère qu'aujourd'hui, je vous invite Daw Aung San Suu Kyi à venir à Londres en juin prochain, à venir au Royaume-Uni en juin, pour voir aussi votre bien-aimé Oxford en juin, et je pense que ce serait un signe, si nous sommes capables de le réaliser, que ce serait le signe de progrès énormes, que vous seriez en mesure de quitter votre pays, et d’y revenir pour continuer votre travail en tant que membre du parlement.

la réponse d’Aung San Suu Kyi

Il y a deux ans, j'aurais dit: "Je vous remercie pour l'invitation, mais désolé." Maintenant, je suis en mesure de dire: "Eh bien, peut-être." Et c'est un grand progrès.


David Cameron s’adresse à Aung San Suu Kyi

Tout le monde au Royaume-Uni a été inspiré par votre lutte ..., d'avoir suivi votre combat, d'avoir regardé votre courage incroyable et la lumière que vous avez fait briller dans les yeux de tous ceux dans le monde entier qui veulent voir la liberté, la démocratie et les droits de l'homme plus importants... C'est un honneur d’être à vos côtés.

Aung San Suu Kyi s’adresse à la Grande-Bretagne et à d'autres amis très proches

Ils ont toujours compris notre besoin de démocratie, notre désir d’avoir une place dans le monde et les aspirations de notre peuple. Nous avons toujours partagé la conviction que ce qui est nécessaire pour la Birmanie est une fin à tous les conflits ethniques, le respect des droits de l’homme - des droits qui incluraient la libération des prisonniers politiques – ainsi qu’une aide au développement pour donner le pouvoir aux gens de trouver la vraie voie vers la démocratie.

David Cameron, sur les raisons de la Birmanie vers la démocratie

Je ne peux pas parler du pourquoi le régime agit de cette manière, mais je pense qu'il est clair, lorsque vous regardez les voisins de la Birmanie, leurs croissances économiques, la démocratie va de pair avec la réussite économique pour une plus grande croissance. 

la réponse de David Cameron sur : quelles sanctions spécifiques seraient levées ?

avec nos collègues de l'Union européenne et comme les sanctions mises en place se terminent en avril prochain, plutôt que de les lever entièrement, nous devrions les suspendre, afin de s'assurer qu’elles peuvent être remises en place à tout moment, mais elles doivent être suspendues. Cette suspension des sanctions devraient couvrir tout sauf l'embargo sur les armes.

Traduction ASB 16-04-2012

 
L'opposante birmane Aung San Suu Kyi a appelé lundi 2 avril la Nation birmane à s'unir pour consolider la démocratie, évoquant le début d'une "ère nouvelle" au lendemain d'élections partielles historiques en passe de se transformer en véritable triomphe. Durée: 01:23
Le Temps  
2 avril 2012 - Victorieuse, Aung San Suu Kyi fera face au Président Thein Sein par Arnaud Dubus
 La Dame de Rangoun entre au parlement. Une élection rendue possible grâce au chef de l’Etat, qui a attendu son heure pour lancer des réformes

La Ligue nationale pour la démocratie, principal parti d’opposition en Birmanie, était en passe de remporter une trentaine de sièges sur les 45 fauteuils mis en jeu lors des élections partielles de dimanche, permettant à Aung San Suu Kyi, figure historique de l’opposition à la dictature, de faire son entrée au parlement. Ce résultat, qui ne sera officialisé que dans plusieurs jours, n’altère pas l’équilibre des forces politiques dans le pays, mais il marque le début d’une nouvelle étape où le pouvoir contrôlé par le gouvernement civil du président Thein Sein va devoir faire face à une opposition galvanisée.

Cet ancien général, âgé de 66 ans, est le réformateur improbable derrière cette transformation remarquable du paysage politique. Lorsqu’il avait été élu par le parlement au poste de président en mars 2011, il avait été unanimement présenté par les médias étrangers, y compris dans nos colonnes, comme l’homme lige de l’ex-dictateur Than Shwe. Les analystes concourraient: l’arrivée au poste suprême de cet homme paisible aux allures de professeur et qui s’était surtout appliqué à ne pas se faire remarquer annonçait la poursuite d’une dictature militaire déguisée sous des oripeaux civils. Douze mois après, le constat s’impose: Thein Sein a surpris tout le monde, initiant une série de réformes – des libérations de prisonniers politiques à l’allégement de la censure sur la presse – qui paraissaient inenvisageables à fin 2010.

Plusieurs analystes birmans s’accordent pour considérer que Thein Sein a, d’une certaine manière, «caché son jeu» lorsqu’il était le premier ministre du régime militaire. «Il gardait ces réformes dans un tiroir depuis longtemps, car il devait attendre le bon moment. Quand l’opportunité s’est présentée, il était prêt», indique Khin Zaw Win, un consultant indépendant. Un facteur clé semble aussi avoir été les trois années que Thein Sein a passées à visiter les différents pays de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est, lorsqu’il était premier ministre. Intéressé par l’économie, il s’est rendu compte du gouffre qui séparait son pays des nations voisines. «Il a regardé autour de lui et il s’est dit: Oh mon dieu, où en sont-ils, et où en sommes-nous?», raconte Thiha Saw, directeur du magazine économique Myanmar Dana.

Le lancement des réformes s’avérait, et reste toujours, délicat, car seule une petite équipe de conseillers et d’anciens militaires devenus ministres autour de Thein Sein est convaincue du bien-fondé de l’entreprise, notamment le ministre de l’Industrie et celui des Réseaux ferroviaires. Contre eux, une coterie de militaires conservateurs, proches de Than Shwe, se tient en embuscade. «Le processus de réformes est fragile. En général, les gens des milieux du pouvoir ne prennent parti ni pour un côté ni pour l’autre, et se limitent à observer en attendant le résultat», estime Harn Yawnghwe, directeur de l’Euro-Burma Office, une organisation basée à Bruxelles et visant à aider la transition démocratique en Birmanie.

Réputé modeste et consensuel, Thein Sein jouit aussi d’une image d’ancien militaire non corrompu, dont – chose rare – ni la femme ni les enfants ne sont impliqués dans des affaires douteuses. Ses origines sont modestes: il est né dans un petit village du delta de l’Irrawaddy, avec pour père un ancien bonze qui gagnait sa vie en portant les bagages des voyageurs en partance sur le grand fleuve.

Son père, convaincu des bienfaits d’une solide éducation, a poussé son fils à étudier dans le secondaire, puis à entrer à l’académie militaire, une voie fréquente de promotion sociale pour les jeunes issus d’un milieu pauvre. Sa personnalité semble avoir charmé Aung San Suu Kyi, qui l’a rencontré pour la première fois lors d’un colloque sur la pauvreté dans la capitale administrative Naypyidaw, en août dernier. Depuis, l’opposante a répété à de nombreuses reprises «avoir confiance» dans son interlocuteur tout en disant «ne pas connaître l’ampleur du soutien» dont il bénéficie dans les milieux du pouvoir. lire l'article>>>
25 mars 2012 - publié par Romandie.com
Suu Kyi annule la fin de sa campagne pour raisons de santé

(©AFP / 25 mars 2012 10h16)

MYEIK (Birmanie) - L'opposante birmane Aung San Suu Kyi, prise de vomissements et placée sous perfusion dimanche après un voyage éprouvant dans l'extrême sud du pays, a décidé d'annuler la fin de sa campagne électorale et de rentrer à Rangoun, a annoncé son parti.
 La lauréate du prix Nobel de la paix, 66 ans, qui se présente dimanche prochain à des législatives partielles, a néanmoins tenu à faire une dernière apparition dimanche à Myeik (sud) devant des dizaines de milliers de supporteurs.
 J'essaie de rester en bonne santé, a-t-elle lancé à la foule, selon un photographe de l'AFP.
 Suu Kyi a vomi plusieurs fois et a dû être soignée après avoir été coincée plusieurs heures samedi à bord d'un bateau, échoué sur un banc de sable, qui l'emmenait vers Myeik.
 Sur avis du docteur de la famille, Tin Myo Win, elle va se reposer chez elle. Elle ne devrait plus effectuer de longs déplacements, a déclaré à l'AFP Kyi Toe, un porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND).
 Aung San Suu Kyi a ainsi dû renoncer à la prochaine étape de la campagne qui devait la mener mardi à Magway, région du centre de la Birmanie d'où son père, héros de l'indépendance, était originaire.
 Elle est épuisée d'être restée sur le bateau aussi longtemps, a précisé le Dr Tin Myo Win. Selon Kyi Toe, la santé d'Aung San Suu Kyi s'est détériorée au cours du voyage vers Myeik. Suu Kyi devait regagner sa ville de Rangoun dans la journée.
 Un millier de partisans s'étaient rassemblés autour de la maison où elle recevait des soins, a constaté un photographe de l'AFP.
Suu Kyi avait déjà été victime d'un malaise début mars lors d'un discours prononcé à Mandalay, deuxième ville du pays. Elle avait dû temporairement interrompre son allocution devant 100.000 partisans.
 Les législatives partielles du 1er avril sont considérées comme essentielles pour tester la sincérité des réformes du nouveau régime birman. Depuis un an, cette nouvelle équipe dirigée par d'anciens militaires a notamment encouragé le retour de Suu Kyi au coeur du jeu politique.
 C'est la première fois que la Dame de Rangoun brigue personnellement un poste de députée.
 Un scrutin libre et juste fait partie des conditions nécessaires à la levée des sanctions économiques par la communauté internationale que vise ardemment le régime de Naypyidaw depuis l'auto-dissolution de la junte, en mars 2011.
 Les autorités birmanes ont invité des observateurs des Etats-Unis, de l'Union européenne, des Nations unies et d'Asie du Sud-Est à assister aux élections.
l'article de Romandie.com

19 mars 2012 - publié par Le nouvel Observateur
La LND dénonce des fraudes avant des législatives en Birmanie

RANGOUN (Reuters) - Le parti de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi affirme que des irrégularités et des fraudes menacent la validité d'élections parlementaires partielles prévues le 1er avril pour désigner 48 élus au Parlement de Birmanie.

La Ligue nationale pour la démocratie (LND), principale formation de l'opposition, entend briguer 47 des sièges en jeu mais elle affirme que de nombreux électeurs n'ont pas été enregistrés sur les listes électorales, dont 1.400 dans la seule circonscription de Suu Kyi.

La LND avait décidé en novembre de mettre fin à sa stratégie de boycottage du système politique hérité de la junte militaire et de participer aux prochaines élections législatives.

L'opposante, lauréate du prix Nobel de la paix 1991, estime que le parti civil au pouvoir depuis un an qui entretient des liens très étroits avec les anciens dictateurs fait pression sur les personnes qui assistent à ses meetings.

"Pour le moment, les listes électorales dans certaines circonscriptions sont incomplètes ou largement erronées", indique le parti dans un communiqué.

"De fait, ces incidents peuvent entraver le déroulement d'un scrutin libre et juste", ajoute le parti.

Ces élections partielles visent à remplacer des élus qui ont été nommés à des hauts postes gouvernementaux ou à des positions ministérielles.

Elles apparaissent comme un rendez-vous délicat pour le pouvoir en place qui tente de redonner au pays l'apparence d'une démocratie après 49 années d'isolement et de régime militaire.

Les pays occidentaux ont fortement laissé entendre que certaines sanctions, qui ont bloqué plusieurs milliards de dollars d'investissements et d'aides étrangères, pourraient être levées si le scrutin se déroule dans des conditions acceptables.

Aung Hla Tun; Pierre Sérisier pour le service français vers l'article>>>

23 février 2012 - publié par Le Monde.fr
Aung San Suu Kyi ne veut pas d'un procès contre l'ancienne junte birmane

L'opposante Aung Sans Suu Kyi s'est déclarée opposée, dans une interview publiée jeudi 23 février, à une "justice vindicative", affirmant n'être pas favorable à ce que des responsables de l'ancienne junte militaire soient traduits en justice à l’avenir.

Interrogée par le quotidien italien La Stampa, la figure historique de l'opposition birmane, qui est candidate aux élections partielles d'avril, a déclaré "n'être pas favorable à ce que des gens soient déférés devant les tribunaux". "Je ne veux pas d'une justice vindicative, mais je désire que la justice soit reconstruite. Avant tout, notre pays a besoin que l'Etat de droit soit rétabli", a-t-elle répondu à une question sur un éventuel procès contre les chefs de l'ancienne junte.  

 Alors que l'Union européenne étudie la possibilité de lever ses sanctions contre le régime en raison de son actuelle ouverture démocratique, Mme Aung San Suu Kyi estime que cette détente éventuelle ne peut être envisagée qu’après les élections. "La décision de l'Union européenne concernant les sanctions est liée au déroulement des prochaines élections. C'est seulement après que l'on décidera ce qu'il convient d'en faire. Pour le moment, on discute de la façon de commencer à les éliminer, selon un processus calibré, et je suis d'accord avec cette démarche", a-t-elle dit.

"Les sanctions ont été plutôt efficaces pour favoriser le changement auquel nous assistons ces jours-ci. Même très efficaces ! Je le dis pour une raison simple : le gouvernement tient beaucoup au fait qu'elles soient éliminées", a précisé le Prix Nobel de la Paix.

La junte birmane a été dissoute au printemps 2011 et ses pouvoirs transférés à un nouveau président, l'ancien général Thein Sein. Le pays s'est ouvert à l'opposition démocratique et a promis aux Occidentaux de progresser sur le front de la démocratie et des droits des minorités pour obtenir la levée des sanctions.

articles à lire:

23.1.2012 - L'UE décide d'alléger les sanctions contre la Birmanie

16.1.2012 - Birmanie : "Dans le passé, des promesses ont été faites et non tenues"

29 janvier 2012 - publié par euronews.fr
Birmanie : "Vive Daw Suu!"

 

http://fr.euronews.net/ Une foule compacte et bienveillante acclamant Aung San Suu Kyi... Ce dimanche, l'opposante birmane était en campagne dans la région côtière de Dawei, à plus de 600 km de la capitale Rangoun.
Elle a rassemblé des dizaines de milliers de personnes.
Une scène inimaginable il y a encore un an lorsque la junte était au pouvoir.
L'opposante, qui a passé plus de 20 ans en prison ou assigné à résidence, milite pour une réforme de la constitution adoptée par les militaires en 2008.

27 janvier 2012 - Le message de Aung San Suu Kyi
au World Economic Forum - Davos (Switzerland)

15 janvier 2012 - Aung San Suu Kyi s'exprime en français lors de la conférence de presse à Rangoun aux côtés d'Alain Juppé
par BurmaVJ

Le Ministre français des Affaires étrangères M. Alain Juppé, en visite historique en Birmanie, a rencontré dimanche 15 janvier à Rangoun l'opposante Aung San Suu Kyi, à laquelle il doit remettre les insignes de commandeur de la Légion d'Honneur. En français, elle a souhaité la bienvenue au chef de la diplomatie:

Aung San Suu Kyi
veut participer aux élections

30 novembre 2011 -   L'opposante birmane Aung San Suu Kyi, longtemps privée de liberté, a annoncé mercredi son intention de se présenter aux prochaines élections législatives partielles prévues en Birmanie.

"Je participerai certainement aux élections quand elles auront lieu", a lancé la prix Nobel de la paix au cours d'une visioconférence entre la Birmanie et Washington.

Cette confirmation illustre le fait que la Birmanie vit "une ouverture politique que nous jugeons constructive", a réagi un peu plus tard Mark Toner, un porte-parole de la diplomatie américaine.

Le parti de Mme Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), dissoute par les militaires, a décidé de se réinscrire et de présenter des candidats aux prochaines élections partielles. L'entourage de l'opposante avait indiqué qu'elle était décidée à conquérir un siège de député.

"Nous espérons qu'en ayant certains des nôtres au Parlement, nous pourrons faire deux fois plus de travail que ce que nous faisons (actuellement), parce que nous aurons des activités au Parlement et en dehors", a-t-elle expliqué. lire la suite>>>

le retour en politique
pour Aung San Suu Kyi

21 novembre 2011 - Aung San Suu Kyi a l'intention de briguer personnellement un siège au parlement lors d'une prochaine élection législative partielle, a indiqué lundi à l'AFP un porte-parole. lire >>>

"Des événements positifs, mais il faut rester prudent avec la Birmanie"

LEMONDE.FR | 19.08.11 | 21h06

L'opposante birmane Aung San Suu Kyi a été reçue, pour la première fois, vendredi 19 août, par le président Thein Sein. Il s'agissait de la troisième rencontre en moins d'un mois entre l'opposante, libérée en novembre après sept années de résidence surveillée, et un membre du nouveau gouvernement birman. Lex Rieffel, chercheur à la Brookings Institution, à Washington, et spécialiste de la Birmanie, juge ces rencontres de façon positive mais reste prudent. Il est impossible, selon lui, de savoir si elles sont un réel signe de changement.

Après avoir rencontré deux fois le ministre du travail cet été, Aung San Suu Kyi a été reçue, vendredi, par le président de la Birmanie. Que faut-il penser de ces rencontres ?

Lex Rieffel : Ce sont des événements positifs, mais il faut rester prudent car c'est toujours très difficile de savoir comment interpréter quoi que ce soit avec ce pays qui, depuis longtemps, ne fait pas preuve de transparence. Toutefois, le moment choisi pour la première rencontre entre Aung San Suu Kyi et le ministre du travail est intéressant. Cette rencontre s'est faite en parallèle d'un atelier sur les politiques macroéconomiques. Or, même si c'est un peu provoquant de dire ceci, les Birmans souffrent davantage de mauvaises politiques macroéconomiques que d'un manque de démocratie. Donc après une décennie de souffrance pour le peuple birman, les ateliers sur l'économie sont sûrement plus utiles que les rencontres entre Aung San Suu Kyi et les membres du gouvernement. Mais ce qui est intéressant, c'est le fait que ces deux événements aient eu lieu en même temps.

Quelle est la situation politique en Birmanie aujourd'hui ?

Il y a un nouveau gouvernement depuis le mois de mars, dit "civil" car il est multipartite, même s'il est bien évidemment dominé par l'armée. Autre nouveauté, il y a un gouvernement à la fois au niveau national et au niveau régional. Pour la première fois en vingt ans, de nouveaux partis peuvent voir le jour, les partis politiques d'opposition ont un siège au Parlement et leurs membres, avec certaines limites, peuven tdire ce qu'ils pensent. Depuis l'année dernière il y a une augmentation saisissante de la liberté d'expression.

Y a-t-il eu également des changements au niveau diplomatique ?

Tout à fait. J'ai participé à une réunion en Birmanie, au mois de juin, organisée par le ministère des affaires étrangères. Il y avait de nombreux diplomates étrangers et en comparaison avec la situation il y a un an, le gouvernement entretient un dialogue beaucoup plus sérieux avec ses homologues étrangers. Je vois aussi que l'Australie, le Royaume-Uni et, dans une moindre mesure, l'Union européenne font des efforts assez importants pour tester le nouveau gouvernement et juger de ses intentions.

Pourquoi ces récents changements, notamment concernant l'attitude du gouvernement à l'égard d'Aung San Suu Kyi ?

C'est impossible de le savoir exactement et de connaître la stratégie des dirigeants de ce pays. Toutefois, il y a des faits qui montrent que c'est une priorité pour le nouveau gouvernement d'obtenir la présidence tournante de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) en 2014. Les dirigeants birmans semblent donc avoir reçu le message que les pays membres de l'Asean ne peuvent l'accepter sans certains gestes de leur part.

Cela veut-il dire que le nouveau gouvernement est plus enclin à faire des compromis que celui de la junte militaire ?

Il faut faire très attention et ne pas vouloir sur-interpréter ce qu'il se passe. En même temps, il faut éviter de prendre une posture négative. Pendant longtemps, le monde a regardé la Birmanie sans aucune nuance, estimant que toutes les actions de son gouvernement étaient mauvaises. On commence à s'éloigner de cette façon de voir les choses, mais les changements concrets qui feraient vraiment la différence pour les gens n'ont pas encore été entrepris. Pour cela, il faudrait qu'il y ait en Birmanie un système bancaire qui fonctionne, une monnaie décente, et que des emprunts soient fournis au secteur rural de façon à assurer une augmentation du niveau de vie et pour assurer la même croissance économique qu'en Chine, en Corée, à Taïwan ou en Indonésie.

Aung San Suu Kyi a-t-elle un rôle à jouer ou est-elle juste un symbole dont se servent les dirigeants ?

C'est difficile à dire. Elle a clairement le potentiel pour jouer un rôle important dans l'avenir, mais je me garderai bien de faire la moindre prédiction.

Propos recueillis par Romain Brunet

Appel pour l'Irrawaddy, sauvez l'Irrawaddy
la lettre ouverte d'Aung San Suu Kyi

11 août 2011 - L'Irrawaddy, le « grand fleuve », est le principal cours d’eau de Birmanie, il prend sa source dans l'État Kachin au nord, où se rejoignent les rivières Maykha et Malikha, et suit son cours vers le sud où il se disperse en un réseau de ruisseaux et de ruisselets qui alimentent le delta fertile [de l’Irrawaddy] avant de se jeter dans l'océan Indien. Il constitue à la fois la plus importante caractéristique géographique de notre pays, une route naturelle grandiose et une source prolifique d’aliments, un lieu abritant des modes de vie traditionnels ainsi qu’une grande variété de la flore et la faune aquatique, la muse qui a inspiré d'innombrables ouvrages de prose et de poésie. lire la suite >>>

3 mai 2011 - intervention vidéo d'Aung San Suu Kyi

3 au 5 mai 2011 - ASEAN Jakarta Indonésie

13 novembre 2010 - la libération d'Aung San Suu Kyi

retransmission vidéo du message d'Aung San Suu Kyi

10 décembre journée des droits de l'Homme
retransmission vidéo du message d'Aung San Suu Kyi

Aung San Suu Kyi: pas de véritable démocratie sans droits de l'Homme

Genève - 10 décembre 2010 | Il ne peut pas y avoir de démocratie sans droits de l'homme, a estimé vendredi la dissidente birmane récemment libérée Aung San Suu Kyi, dans un message vidéo diffusé lors de la Journée internationale des droits de l'homme célébrée au siège européen de l'ONU à Genève.

AFP | 10.12.2010 | 11:41

Il ne peut pas y avoir de démocratie sans droits de l'homme, a estimé vendredi la dissidente birmane récemment libérée Aung San Suu Kyi, dans un message vidéo diffusé lors de la Journée internationale des droits de l'homme célébrée au siège européen de l'ONU à Genève.

"J'aime croire que ceux d'entre nous qui oeuvrent en faveur de la démocratie en Birmanie sont des défenseurs des droits de l'homme car sans droits de l'homme il ne peut y avoir de véritables institutions démocratiques", a déclaré la chef de l'opposition birmane.

Son message a été diffusé à Genève après le discours de la Haut commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, en présence de militants venus de plusieurs pays pour rendre hommage aux défenseurs des droits de l'homme.

"Les droits de l'homme sont l'essence même de la vie quotidienne. Sans liberté ni sécurité, nos vies n'ont pas de sens", a insisté Aung San Suu Kyi.

Aung San Suu Kyi, qui a passé près de 15 des 21 dernières années en résidence surveillée, a été libérée le 13 novembre, moins d'une semaine après les premières élections en 20 ans.

Ces élections ont été critiquées par une grande partie de la communauté internationale, qui a considéré qu'elles favorisaient trop la junte militaire en place.

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