PROTECTION DES DEFENSEURS DES DROITS DE L'HOMME

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►Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme
publie son rapport annuel 2011

Genève-Paris-New York, 24 octobre 2011 - L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme, un programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), publie son 14ème rapport annuel sur la situation des défenseurs à l’occasion d’une conférence de presse organisée au siège des Nations Unies (New York).

La publication du rapport annuel est un moment phare de l’activité quotidienne de l’Observatoire. Ce rapport détaille le combat que mènent souvent au péril de leur vie les défenseurs des droits de l’Homme dans quelque 70 pays, qu'ils soient militants d'organisations de la société civile, journalistes, syndicalistes, avocats ou simples citoyens « indignés » par l'injustice, l'arbitraire ou l'horreur.
 
Il souligne l’universalité des revendications portées par le « printemps arabe ». « Partout, le respect des droits de l'Homme a été au cœur des revendications des manifestants, (…) ces groupes ne se fondaient pas sur des questions d’identité, de religion ou de politique culturelle, mais sur les principes inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme (…) », écrivent Stéphane Hessel et Aung San Suu Kyi dans la préface de l'ouvrage.

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Le rapport sur la Birmanie est à télécharger ici (pages 387 à 393)

dont voici l'introduction : - En 2010-2011, les défenseurs des droits de l’Homme ont continué de faire l’objet d’une répression sévère. Nombre d’entre eux ont été détenus dans des conditions déplorables, soumis à la torture, aux travaux forcés et privés de soins médicaux, ce qui a conduit à la mort d’au moins un défenseur, en mai 2010. La répression s’est exercée sans relâche notamment contre les syndicalistes, les défenseurs du droit à la terre, les avocats fournissant une assistance juridique aux prisonniers politiques et contre les personnes participant à des opérations de secours après le passage du cyclone Nargis.

Contexte politique L’année 2010 a été essentiellement marquée par les élections nationales qui se sont tenues le 7 novembre : les premières depuis 20 ans. Toutefois, 1,5 million d’électeurs auraient été exclus du processus électoral, princi- palement pour des raisons ethniques. La période précédant et suivant les élections ainsi que le jour du scrutin ont été marqués par une répression générale, des restrictions et des atteintes aux droits de l’Homme. Les entraves au déroulement de la campagne, à l’enregistrement, aux libertés d’expression et de réunion, l’accès restreint à la presse ainsi que le manque d’informations impartiales et libres ont suscité des inquiétudes3. De plus, la Directive 2/2010, publiée le 23 juin 2010, a interdit la plupart des activi- tés liées à la campagne électorale, y compris le port de drapeaux, les chantsde slogans, et les déplacements vers et depuis les lieux de rassemblements4. Des restrictions sévères ont été imposées aux médias, leur interdisant de publier des interviews de personnalités de l’opposition et de commenter aussi bien les lois électorales que la Constitution de 2008. Le jour du scrutin, les observateurs internationaux et les représentants des médias n’ont pas été autorisés à suivre le processus. Compte tenu des dispositions restrictives des lois électorales et d’une Constitution qui, dans les faits, garantit la suprématie militaire au sein du Gouvernement, le plus impor- tant parti d’opposition, la Ligue nationale pour la démocratie (National League for Democracy - NLD) ainsi que la Ligue des nationalités chan pour la démocratie (Shan Nationalities League for Democracy - SNLD), arrivée deuxième en nombre de voix aux élections de 1990, ont pris la décision de boycotter le scrutin. Le Parti pour la solidarité et le développement de l’union (Union Solidarity and Development Party - USDP), soutenu par la junte militaire, a obtenu 80 % des sièges au Parlement. Le 13 novembre, six jours après les élections, Mme Daw Aung San Suu Kyi, secrétaire générale de la NLD, a retrouvé la liberté après sept ans d’assignation à résidence.

Le nouveau Parlement, contrôlé par la junte, a tenu sa première session le 31 janvier 2011. Il a ensuite élu plusieurs hauts fonctionnaires de l’ancien Conseil d’Etat pour la paix et le développement (State Peace and Development Council - SPDC) aux plus hautes fonctions politiques, per- pétuant ainsi la domination du système politique par le même groupe de personnes qui avait dirigé la Birmanie au cours des décennies passées. Les atteintes aux droits de l’Homme commises sous le régime précédent ont continué de plus belle. Il en a été de même en ce qui concerne les exécutions extrajudiciaires, le travail forcé, la torture, le viol et le recrute- ment d’enfants soldats, et ce en toute impunité.

  -Syndicalistes et défenseurs du droit à la terre pris pour cibles ...

-Poursuite des détentions arbitraires de travailleurs humanitaires prêtant secours aux victimes du cyclone Nargis ...

-Déplorables conditions de détention des défenseurs incarcérés ayant conduit au décès de l’un d’entre eux ...

►OMCT, le site

►FIDH, le site

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